19 février 2012

Contamination


phase-iv-1973-02-g



Approchez-moi pas, je suis contagieux.

C'est Guillaume Vissac qui m'accuse de lui avoir refilé peut-être l'incommodité de se "lancer dans une folie, écrire, traduire, chaque jour, les unes après les autres, les phrases d’Ulysse [de Joyce]". Le tout en s’octroyant "toute liberté de trahison et de cafard rythmique".

Bourrez-vous de quinine, mais allez voir son Ulysse par jour, qu'est quelque chose.


Il fronce un oeil
balance un ultrason des lèvres
puis net s’arrête
béat
ses dents Colgate si droites
fluorescentes & mouchées d’or.
Chrysostomos.


(Ulysse onze *)


Pas de lecture prolongée sans avis médical. Si des symptômes vous prennent, apprenez les langues.



+ + +

* Phrase originale : "He peered sideways up and gave a long slow whistle of call, then paused awhile in rapt attention, his even white teeth glistening here and there with gold points. Chrysostomos."


16 février 2012

Traduction d'Enfer, chant 30


"Contrairement à ce que disent les idéologues relativistes de gauche, toutes les civilisations ne se valent pas. Certaines dansent mieux et courent plus vite."

Claude Guéant, ministre de la police française en 2012










Argument. – Huitième cercle, dixième bouche. – Frelateurs en tous genres (suite). – Usurpateurs d'identité, qui sprintent à poil en rogne. – Apparition de Myrrha et de Gianni Schicchi qui s'attaque au pauvre Capocchio. – Brasseurs de faffes et gondoleurs de centimes ensuite, hydropiques et crevant la soif. – Relation des aventures de maître Adam et des comtes Guidi di Romena. – Courbeurs de vérités enfin, enfiévrés et qui fument et puent comme un charnier. – Apparition de la femme de Putiphar et de Sinon. – Sinon et maître Adam se boxent et se tintamarrent. – Dante les admire et se fait secouer à nouveau les bretelles par Virgile.



Dans le temps que Junon en avait ras le foie
du sang thébain, à cause de Sémélé,
comme on put voir une et deux fois,

La déesse rendit Athamas si mêlé
de cervelle que, observant ses deux héritiers
que sa mie avait dans les mains, il se prit à bêler :

"Tendons le filet ! que je puisse châtier
la lionne et ses petits lions au passage !"
Il étendit son poing sans pitié,

cueillant de ses fils le moins sage
intitulé Léarque, et le pila contre un rocher.
Sa reine courut tout de suite se noyer avec leur second appendu au corsage.

Et aussi, quand la déveine eut beaucoup amoché
la crânerie des Troyens qu'avant rien pouvait freiner,
à telle sorte que roi comme royaume furent fauchés,

Hécube, déjà pleine de misères et de peine et enchaînée,
s'écarquillant encore devant Polyxène en cagoule,
et devant Polydore au cadavre démené

par l'eau de mer, se mit soudain, sous la forte houle
des douleurs, à aboyer comme
une cagne, tant son cafard lui égarait la boule.

Mais ni les enragements de Thèbes, ni la somme
de ceux de Troie ont jamais laissé voir autant de mouille
à empoigner des bêtes ou des membrures d'hommes,

comme je distingue à présent ce couple de morts blêmes, nouille
et cramouille à l'air, sprinter en mordant et mâchant à la brute
façon d'un porc lâché de sa souille.

Et le mâle s'abat sur Capocchio pour l'endenter tout brut
au noeud du collier ; puis, le charrie
en faisant racler à son bide le sol abrupt.

Griffolino, qu'est resté à côté tout marri,
la voix pleine de grelots, me dit : "Quel empaffé ce Gianni Schicchi...
rageux toujours à chercher qu'avec lui on s'apparie..."

"Oh", je fais, "si la femelle te plante pas aussi au kiki
son clavier, ça te fatiguerait pas
de me dire qui elle est, avant qu'elle reprenne le maquis ?"

Et lui à moi : "Avant le trépas,
elle était Myrrha, la toute sale, sortie
du droit amour pour s'amouracher de son papa.

Afin de fauter avec lui, cette ortie
changea d'apparence pour une différente,
comme a fait d'ailleurs aussi l'autre défroqué qui l'assortit.

Celui-là, on l'a vu se grimer en Buoso Donati d'aberrante
manière, léguant et donnant au legs forme valide
pour se gagner la dame référente

du troupeau
". Après que furent passés les deux bolides
en rogne, sur quoi j'avais fixé mes cornalines,
je les tournai en direction des autres invalides

du coin. J'en vis un, façonné à guise de mandoline,
pour peu qu'on lui aurait tranché sous l'aine
le restant d'homme où ça décline

fourchu. Une énaurme hydropisie, qui gangrène
et gonfle si lourd les chairs de sucs mal distillés
que la figure s'assèche à l'inverse du bedon et manque d'oxygène,

forçait cet être à tenir ses lèvres écarquillées
comme fait l'ectique, chez qui la soifferie
descend au menton une babine, quand l'autre vient se cheviller

aux narines. "Eh ! vous qu'êtes sans dysenterie
ni quelconque peine (va savoir pourquoi) en ce monde barbouillé !"
haleta-t-il à nous, "fixez et gaffez les tracasseries

qui donnent à maître Adam teint si brouillé...
Dans la vie, j'ai tout eu ce que je voulais ;
mais ici, ah ! misère ! je tuerais pour une goutte d'eau mouillée...

Les ruissels qui coulaient
des coteaux verts du Casentino jusque dans l'Arno,
creusant des caniveaux frais et moulés,

je les vois tout le temps devant moi ! c'est porno !
leur berlue me déshydrate encore pire
que l'avarie qui me décharne le panneau

du visage... Y a cette dure justice qui me fouille et s'inspire
de l'endroit où j'ai fauté
pour mieux faire voler mes soupirs !

Ca se passait à Romena ; c'est là où j'ai raboté
les grammes de l'alliage décoré au coin du Baptiste ;
et pour ça j'ai laissé ma peau sur le feu mijoter...

Mais si je pouvais voir maintenant les tristes
charognes de Guido, d'Alessandro ou de leur frérot,
j'échangerais pas pareille vision contre une bière trappiste !

L'un d'eux est déjà là parmi nous, si les pierrots
atrabilaires qui ruent autour disent bien la vérité ;
mais que me chaut, à moi, qu'ai toute la chair sous un garrot...

Si j'étais encore souple assez pour transiter
en moins de cent ans d'un iota sur les chemins,
je me serais tout de suite précipité

pour le pister partout entre ces non humains
horribles, même que la région fasse onze milles
de long, et en travers, moins d'un demi-mille romain...

A cause d'eux trois je suis dans cette famille
de la mort ; c'est eux qui m'ont induit de gondoler du florin
avec trois carats de similor qu'on y assimile..."

Et moi à lui : "C'est qui les deux mourus de chagrin
qui fument comme deux mains en hiver,
allongés à ton extrême droite dans le purin ?"

"Je les ai trouvés là (et jamais je les ai vus tenter de se mettre au vert)",
répondit-il, "quand j'ai plu dedans ces gravats ;
et je crois pas qu'un jour ils feront la route à l'envers.

L'une est la visqueuse qui bava
sur Joseph
; l'autre est Sinon le Courbe, grec et troyen :
des fortes fièvres les font puer comme un charnier, fumer comme un kawa."

Du coup l'un des intéressés, qui apprécie moyen
sûrement d'être débiné à façon aussi noire,
boxe d'un pain énaurme le bedon météorisé du citoyen

Adam. Ca sonne là-dessus comme une tambourinoire ;
et maître Adam tintamarre à son tour la bouille de l'ennemi
du coude (qui me paraît pas moins laminoir),

y disant : "Même que j'ai plus mie
force de gesticuler à cause ma membrure empesée,
pour ta branlée du moins j'ai pas le manche endormi !"

L'autre lui renvoie : "Aïe ! quand tu te faisais
rôtir, t'avais pourtant pas le gigot si vif !
Il l'était plus par contre du temps où tu agressais

les monnaies..." Et l'hydropique : "Sur ce sujet, t'as du pif ;
mais toi t'étais pas si vérace
à Troie quand on t'a consulté pour connaître le vrai objectif."

"J'ai dit un conte, d'accord, mais toi tu encrasses
fort les sous !" ajoute Sinon, "et moi je suis tombé que par une faille,
tandis que toi, par plus qu'aucune autre race

de démons !" "Rappelle-toi mieux, menteur ! baveux ! dentiste ! les détails
de ton cheval !" répond celui dont la panse est en cloque,
"et sois merdeux que tout le monde le braille !"

"Et sois merdeux pour la soif qui te suffoque
la luette !" dit le Grec, "et pour l'eau d'égouts
qui t'enfle la tripe jusqu'aux yeux ! gros phoque !"

Alors le monnayeur : "Ton bagout,
comme d'hab', te dégueule du bec sous l'effet des symptômes ;
car si moi je meurs la soif et suis farci d'un ragoût

de bile, toi t'as le feu au crâne et ça te cogne sur le dôme !
et pour te regarder lécher la glace à Narcisse,
y aurait pas besoin non plus de te supplier un maximum...
"

Pour moi, j'étais merlan à observer leur exercice
de rhétorique, quand le maître me carillonna : "Finis un peu de dormir !
Chais pas keski me retient que je décarre et que tu moisisses

ici !" Quand je l'écoute me vomir
ces duretés, je me retourne vers lui tellement tué de honte
que le souvenir me fait encore blêmir.

Il arrive que celui qui en rêve se confronte
à sa débâcle, tandis qu'il rêve veuille que ce soit un rêve,
et envie la vraie vie comme si c'était qu'un conte ;

c'est comme ça qu'à présent j'étais, muet comme un poisson sur la grève,
qui voulais m'excuser, et de fait m'excusais,
tout en croyant pas m'excuser (je vous la fais brève).

"Y a des moins fortes hontes qu'ont éclusé
de plus grosses gaffes que la tienne", s'adoucit le maître,
"donc calme-toi de t'accuser

trop grave. Et retiens la leçon que je suis toujours à moins d'un mètre,
si ça arrive que l'hasard te ramène
encore où sont des types qui se crachent et s'empêtrent

ainsi. C'est moche de vouloir s'imbiber de pareils énergumènes."



(A suivre).



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Notes.


... Sémélé : Une des abondantes conquêtes mortelles de Jupiter, dont il eut un fils (Dionysos / Bacchus), provoquant une fois de plus des typhons de colère chez Junon sa femme. L'enfant fut élevé dans le palais d'Ino et d'Athamas, royal couple de Thèbes. Junon sévit en frappant de psychose Athamas, qui décima son propre fils Léarque, le confondant avec une petite biche. Folle de douleur, Ino se jeta dans la mer avec leur second fils, Mélicerte, comme Dante l'évoque un peu plus loin.

comme on put voir une et deux fois : Junon, avant de s'occuper du cas d'Athamas, s'était déjà chargée de faire voir à Sémélé de quel bois elle se chauffe. La reine d'Olympe avait intrigué en effet pour que sa jeune rivale enceinte vît Jupiter dans toute sa gloire, paré de ses foudres et de ses éclairs. La pauvre petite eut les yeux fondus et fut électrifiée.

Hécube : Veuve de Priam, roi de Troie, emmenée comme esclave par les Grecs après la ruine de sa cité. Véritable caravane de malheurs à elle toute seule, Hécube (qui n'était pas de glace) vit notamment exécuter sa fille Polyxène sur le tombeau d'Achille, et perdit définitivement le sens commun en découvrant le corps sans vie de son fils Polydore sur les rivages thraces.

... Gianni Schicchi : Gianni Schicchi de' Cavalcanti, Florentin dont on sait finalement peu de choses, sinon qu'il est mort avant 1280. Au vrai, c'est surtout à partir de la citation dantesque que les commentateurs – et Puccini après eux dans son fameux opéra en un acte – ont retracé sa biographie. D'après les glossateurs, le vieux riche Buoso Donati était mort veuf, sans enfants, et surtout sans testament. Son corps encore chaud, Simone, un neveu, détesté de son vivant par le défunt, aurait ourdi de demander à Schicchi de se glisser dans les draps et dans les habits de Buoso Donati tandis qu'on ferait venir le notaire pour coucher sur le papier ses fausses volontés. Apparemment, le coup réussit ; et dans une scène à la fois horrible et burlesque à mi-chemin de La Farce de maître Pathelin et d'Affreux, sales et méchants d'Ettore Scola, le testament fut ratifié. Schicchi aurait même poussé la blague jusqu'à se faire léguer en propre une belle jument meneuse de troupeau à quoi feu Buoso Donati tenait particulièrement et qu'il appelait madonna Tonina.

... Myrrha : Fille de Cinyras, roi de Chypre, qui dans les Métamorphoses d'Ovide (X, 298-502) éprouve une passion amoureuse sans frein pour son père. Aidée de sa nourrice, elle réussit à se faire passer nuitamment pour une autre et à gagner la couche paternelle. Elle tombe enceinte, avant que Cinyras découvre le subterfuge et veuille la tuer. Myrrha fuit à travers l'Arabie et la Panchaïe, errant pendant neuf lunes, implorant les dieux de la bannir du monde des vivants comme du royaume des morts pour expier son abomination. Les dieux entendent sa prière et la transforment en arbre à myrrhe. Ses larmes coulent, donnant la myrrhe, et elle accouche d'Adonis par une fente de son écorce. La fable est vue comme un mythe alchimique livrant la quintessence de l'Oeuvre dans toutes ses étapes : "Qu'est-ce que Myrrha ? Qu'est-ce que Cinyras ? Myrrha vient de (...), je coule, je distille ; et Cinyras, de (...) pleurer, se lamenter (...). Myrrha doit donc être regardée comme signifiant eau, ou gomme, ou quelque substance liquide. (...) Or les Philosophes appellent gomme, eau, une partie de leur composé, et celle précisément qui doit engendrer l’Adonis ou l’or Philosophique. Notre matière [la Tourbe], dit le Philosophe, est un oeuf, une gomme, un arbre, une eau. Prenez la gomme blanche et la gomme rouge, dit Marie à Aros dans son Dialogue, et joignez-les par un véritable mariage. Isindrius dit : Mêlez l’eau avec l’eau, la gomme avec la gomme. Je crois qu’il est inutile de citer un plus grand nombre de textes qui se trouvent à chaque page dans les Livres des Philosophes. Myrrha ne signifie donc autre chose que la gomme ou eau des Sages, qu’ils appellent femelle et Reine d’une grande beauté [Nouveau Symbole, de Basile Valentin]. Sa Nourrice ou l’eau mercurielle Philosophique la conduit à Cinyras pendant la nuit, et l’inceste se commet. Voilà là nuit des Philosophes, pendant laquelle ils disent que se fait la conjonction de leur mâle et de leur femelle. La tristesse et la mélancolie, indiquée par Cinyras, est aussi un des noms que les Adeptes donnent à leur matière parvenue au noir. Remarquez, dit Philalèthe [Enarratio methodica trium Gebri medicinarum], que les noms d’eau sulfureuse, eau venimeuse, eau aromatique, tête de corbeau, poix, mélancolie, nuit, instrument de tristesse, enfer, veste ténébreuse, etc. ne sont que des noms différents pour signifier la même chose. Y a-t-il rien de plus propre en effet que l’obscurité, la nuit, le noir, pour engendrer la mélancolie, et faire naître la tristesse ? Pourquoi Myrrha est-elle dite fille de Cinyras, ou de l’instrument de tristesse et de mélancolie ? C’est qu’elle l’était en effet ; elle y avait été conçue, comme Proserpine. Elle était belle, blanche, brillante et jeune, parce que la pierre au blanc a toutes ces qualités. S’agit-il d’en faire l’élixir ? il faut que sa Nourrice la conduise à son père Cinyras, parce que l’eau mercurielle est l’agent de la putréfaction, pendant laquelle Myrrha a commerce avec son père dans l’obscurité de la nuit ; et pour concevoir Adonis ou l’élixir, il faut nécessairement que la pierre au blanc, née de la putréfaction, y repasse une seconde fois.

On suppose que Cinyras ayant reconnu Myrrha, se mit en colère, et voulue la tuer ; mais qu’elle profita de l’obscurité de la nuit pour se sauver dans l’Arabie pétrée, afin de faire voir que la pierre passe du noir au blanc, et se fixe alors en pierre. La nuit étant un des noms que les Philosophes ont donné au noir de leur matière, il est naturel de dire que Myrrha s’était échappée à la faveur de la nuit. Elle y fut changée en arbre, et mit ensuite au monde Adonis, parce que la pierre au blanc est l'arbre Philosophique, appelé par le Cosmopolite,
arbre lunaire. Le fruit de cet arbre est Adonis, ou l’or Philosophique, que les Naïades et les Nymphes reçoivent à sa naissance ; il naît en effet au milieu de l’eau mercurielle, qui le nourrit, et a soin de lui jusqu’à sa perfection." (Dom Antoine-Joseph Pernety, Les Fables égyptiennes et grecques dévoilées et réduites au même principe, avec une explication des hiéroglyphes et de la guerre de Troye, 1758).

... la dame référente / du troupeau : Voir la note supra consacrée à Gianni Schicchi. Il serait donc question ici, d'après les glossateurs, d'une jument magnifique, meneuse du troupeau que possédait le vieux Buoso. La jument nous paraît toutefois un peu verte, quand Dante écrit en italien "la donna della torma", littéralement : "la dame de la Tourbe"...

... maître Adam : Certainement Adamo di Anglia, originaire d'Angleterre, qui vécut un temps à Bologne et, à la demande des comtes Guidi di Romena, battit une cargaison de faux florins d'or de Florence en en accentuant la teneur en métal vil. Il fut pris pour ce délit et brûlé vif en 1281. Le titre de "maître" que lui prête Dante, sans parler même de son art de manipuler les métaux, laisse toutefois peu de doutes sur la nature des opérations auxquelles se livrait plus communément l'intéressé, et n'a évidemment rien à voir avec le statut d'écolier que conjecturent ordinairement les commentateurs.

... Romena : Château des comtes Guidi situé dans le Casentino (haute vallée de l'Arno), à une quarantaine de kilomètres à l'est de Florence et au nord d'Arezzo.

... au coin du Baptiste : Les florins d'or de Florence étaient frappés à l'effigie de saint Jean-Baptiste.

... de Guido, d'Alessandro ou de leur frérot : Les membres de la maison Guidi di Romena qui ont précipité les ennuis de maître Adam, comme il est exposé plus haut. Les Guidi ont constitué l'une des familles les plus importantes de l'Italie du Moyen Âge. Au fil du temps, elle s'est divisée en de multiples branches qui ont pris le nom des châteaux qu'elles possédaient. Les comtes Guidi di Romena sont donc les seigneurs du château de Romena évoqué tout à l'heure. Guido (Guido II Guidi di Romena, mort après 1283), Alessandro (Alessandro Guidi di Romena, mort en 1303 ou en 1316 [?]) et leur frère Aghinolfo (Aghinolfo Guidi di Romena, mort en 1328) étaient trois des fils du puissant Guido I Pace di Romena. Ils sont passés à la postérité, en grande partie grâce à Dante, sous l'appellation de "I Falsari di Romena".

L'un d'eux est déjà là parmi nous : Guido II, seul des trois frangins trépassé avant l'an 1300.

... la visqueuse qui bava / sur Joseph : La femme de Putiphar, officier de la cour de Pharaon, qui par dépit amoureux, lorsque le jeune Joseph refuse ses avances, l'accuse de tentative de viol dans Genèse XXXIX, 6-23.

... Sinon le Courbe, grec et troyen : Espion qui se fait passer pour déserteur de l'armée grecque et réussit, par ses boniments, à faire avaler aux Troyens qu'il faut laisser entrer le fameux cheval.

... ton cheval : Le cheval de Troie.

et pour te regarder lécher la glace à Narcisse, / y aurait pas besoin non plus de te supplier un maximum... : La glace à Narcisse, c'est l'eau, où il se mirait, et qui fait cruellement défaut aussi, selon l'hydropique, à l'enfiévré.

10 janvier 2012

Dedipix #4 (autodedipix)




Les terroristes Derrière la salle de bains me demandent de vous dire que tout va bien, je suis en bonne santé, je mange à ma faim, je lis Saint Victor.


6 janvier 2012

"Le soleil me désole"


Soviet Naval Infantry



La solitude n'est plus une fatalité ! Monsieur de Redoutables propose actuellement des conseils gratuits pour remplir correctement son annonce sur Meetic. On aurait tort de ne pas en profiter.

28 décembre 2011

Benjy #10


Benjy #10



Réouverture momentanée de nos magasins pour annoncer la parution de la dixième reprise des Cahiers de Benjy, dont on espère qu'ils aideront à passer les fêtes de fin d'année sans trop de dommages.

Sur ce, vous pouvez retourner vous cacher sous vos lits.