19 février 2009


un éditeur m'écrit qu'il ne publiera pas mon manuscrit. on sent trop l'influence d'artaud, m'explique-t-il. je le remercie de la comparaison avec cet immense auteur que je n'ai jamais lu.

5 commentaires:

  1. Entre l'envoi du manuscrit et le refus de l'éditeur on aurait souvent le temps de lire les oeuvres complètes d'un autre auteur, mais bien sûr, rien d'obligatoire.
    Amicalement
    LS

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  2. Artaud mérite mieux que d'être lu : être bu.
    Et cela pose un problème aux éditeurs comme aux debiteurs.
    Tiens, Dubuffet était un négociant en vin.

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  3. Pourtant, à lire "Méduses", je n'ai pas distingué cette influence, tant l'œuvre est personnelle, à part, unique et par instants vraiment troublante.
    Je devrai être éditeur, j'écrirai de bien plus belles lettres aux auteurs.
    Bien à vous.

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  4. antoine : touchant cette question, j'en profite pour retranscrire un extrait de Jean Marie Pontevia : " La notion d'influence est là pour colmater les brèches, masquer les ruptures, imposer l'image rassurante d'une culture conçue comme un cours régulier, comme un flux sans coupure, un courant ininterrompu, dont les pertes sont toujours suivies de résurgence. C'est encore une manière de conjurer la nouveauté, de se défendre contre l'irruption de l'insolite, d'exorciser tout ce qui rend un son inoui, qui dérange les système des familiarités et des évidences. Le réflexe culturel face aux éventuelles agressions de l'inconnu est toujours de le résorber dans les vieux fonds de sauce de la tradition ( '' Cela a déjà été dit ! Cela a déjà été fait ! '' ), quand ce serait au prix des pires contradictions, en invoquant comme référence et comme précédent tout ce que l'on avait toujours tenu exclu du patrimoine officiel. '' Jean Marie Pontevia, Ecrits sur l'art et pensées détachées, volume 3.

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  5. excellent, ce pontavia, qui me semble - bien au-delà de ce que je souhaitais affleurer dans ma notule - parfaitement résumer le désastre général.

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pan ! pan !