2 mai 2008

Corner



I. v. intr. (xième, "sonner du cor" ; de corn "cor", corne).

1. musique. sonner du cornet, d’une corne, d'une trompette, du klaxon, du shofar. le vacher a corné dès le matin. / j'ai entendu corner dans les bois. / l'automobiliste corne des deux mains. / "et le sixième ange corna en sa trompette : et j’ouïs une voix sortant des quatre cornes de l’autel d’or qui était devant dieu, / disant au sixième ange qui cornait à joues rabattues : délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve euphrate. / et les quatre anges qui étaient préparés pour l’heure et le jour et le mois et l’année furent déliés afin de tuer le tiers des hommes. / et le nombre des armées de la cavalerie était de deux myriades de myriades : j’en entendis corner le nombre. / et c'est ainsi que je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui étaient assis dessus, qui avaient des cuirasses de feu, et d’hyacinthe, et de soufre ; et les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions ; et de leur bouche sortaient du feu, et de la fumée, et du soufre. / par ces trois fléaux furent tués le tiers des hommes et moi avec, / par le feu et la fumée et le soufre qui leur sortaient de la bouche ; / car le pouvoir des chevaux est dans leur bouche et dans leurs queues ; car leurs queues sont semblables à des serpents, ayant des têtes, et c'est par elles qu'ils blessent." (saint jean, tout sur la trompette piccolo).

2. oto-rhino-laryngologie. parler très fort ou dans un cornet pour se faire entendre à un sourd. se dit aussi en parlant des acouphènes ressentis dans tout le crâne et parfois jusqu'au coeur par les femmes ou les malades imaginaires, qui se caractérisent par des tintements, des bourdonnements, des chuintements, des sifflements de rasoir électrique ou d'avion à réaction, des bruits de toute espèce qui n'ont rien de réel mais que dieu ou les anges leur cornent dans les oreilles. "j'entends des voix. / les voix me cornent. / je vois des corps. / des coeurs d'azur. / des coeurs qui rôdent. / des cordes au cou. / des coussinettes. / des nettoyés. / des yéménites. / des nitres clairs. / clairs comme de l'os. / des hosties blanches. / des orties blanches. / une branche de sauge. / un songe d'ange. / une bauge à ours. / des boursouflures. / des fleurs d'airain. / un rince-doigts. / les doigts d'une main. / des minces pluies. / des pluies de feu. / des filles au pieu. / des pieux et saintes. / épieux et pointes. / des pointes de seins. / je ceins l'épée. / je pélégrin. / je grain de sel. / je selle de cheval. / et j'os à moelle. / j'immole un cri. / je crie aux gens. / j'entends des voix ! / les voix me cornent !" (jeanne d'arc, lettre aux habitants de riom).


II. v. tr. (1829, de corne ; lat. cornu).

messe noire. plier quelque chose en forme de corne, ou faire à quelqu'un, par les voies amoureuses, des cornes pareilles aux éminences qui naissent sur le front des ruminants ou sur le nez du rhinocéros ou sur le pubis du démon à corne de vie. il a corné les pages de son livre de messe pour les lire plus tard à l'envers. / sa femme lui a corné le front plus bellement qu'au diable entre les bras d'un pauvre boucher amoureux dont elle a bien corné le coeur.

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