28 mai 2009

Discours de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, à l'hôpital psychiatrique Erasme d'Antony



mardi 2 décembre 2008.



mesdames, messieurs,

chère roselyne,

monsieur le maire,

préfet,


c’est la première fois.
un président psychiatrique.
je n’en tire aucune fierté personnelle.
il y a l’agressivité, la violence.
je comprends fort bien.
ce poids vous pèse.


médecins, psychologues.
infirmiers, aides soignants.
agents de service.
il n’y a aucune raison de cacher votre chef de l’état.


vous vous souvenez tous.
j’ai été choqué.
j’ai été choqué.
entendons-nous bien.
si on est malade on va à l’hôpital.
et je trouve injuste la façon dont on parle.
ou plutôt dont on ne parle pas.
moi.
une personne dangereuse.
éminemment dangereuse.
futur meurtrier.
schizophrène.
grave.


malade.
une personne malade.
et je mesure l'extraordinaire.
et la singularité.
dire cela.
vous êtes les premiers au contact de cette menace éruptive.
imprévisible et soudaine.
j’ose le dire ici.
mettez-vous à ma place.
et vous savez mieux que moi.
alors cela pose la question.
il faut plus de sécurité.
cette protection nous la devons.
je souhaite que plusieurs mesures soient mises en œuvre.
je souhaite, chère roselyne, être hospitalisé d’office.
équipé d’un dispositif de géolocalisation qui déclenchera automatiquement une alerte.
ce qui permettra de rassurer.
mieux contrôler.
prévenir les fugues.
naturellement il faut le personnel qui va avec.
l'état investira 70 millions.


moi, vous savez, je suis allé à pau.
en chambre d'isolement.
ce n’est pas à vous que je vais apprendre que certaines personnes sont plus agressives que d’autres.
j’ai bien conscience que ce sont des sujets qu’il n’est pas raisonnable pour un président de la république d’évoquer.
m’a-t-on dit, pourquoi vas-tu te mettre là-dedans ?
je vais me mettre là-dedans, car cela est indispensable.
c’est mon rôle d’y aller.
et de me cacher.
j’ai demandé à roselyne, qui a toute ma confiance, de me préparer.
on ne peut pas laisser seul un patient qui a un besoin manifeste de soins et qui peut parfois refuser de s’y soumettre.
j’ai des obligations de résultats vis-à-vis de la société.


je voudrais, en terminant, dire que.
il faut pas avoir peur.
j’ai voulu venir ici.
la maladie psychiatrique ça peut arriver à des tas de gens.
moi compris.


voilà, mesdames et messieurs.
dans votre établissement.
il va falloir passer du temps.
et donc il va falloir.


mesdames et messieurs, je vous remercie.
votre accueil.


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