31 janvier 2010

Tsar




Aujourd'hui, Tsar : étincelant, spectaculaire, mystique. Un film avec beaucoup de neige, beaucoup d'or, d'icônes, de cerisiers, beaucoup de têtes de chiens accrochées aux selles des chevaux et beaucoup de boyards à toques d'ours et épées courbes. Des scènes de torture superbes. Des moines brûlés vivants dans leur église. Un saint Philippe II de Moscou serein, bellement martyrisé et qui guérit les yeux. Une mention particulière, enfin, à Piotr Pamonov, magnifique en tsar édenté, furieux, hanté, priant, hurlant, coupe de colère de Notre-Seigneur.

Un film un brin caricatural quand même, plus proche d'Excalibur et de Conan le Barbare que d'Andrei Roublev, et qui à vouloir parler plus de la Russie actuelle que de celle d'Ivan le Terrible finit par ne plus bien savoir exactement ce qu'il raconte.

Par-delà les innombrables blogs ou sites qui savent le cinéma sur internet, on lira avec intérêt cette analyse sommaire mais juste du film par le père Michel Evdokimov, archiprêtre dans la cadre de l'archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, et recteur de la paroisse des Saints-Pierre-et-Paul à Châtenay-Malabry.

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