7 juillet 2012

RdL # 6


Céline Guichard


A l'heure où je termine de diffuser ici mon brouillon de traduction de l'Enfer de Dante, l'excellente Revue des Livres (RdL) me fait l'honneur d'en proposer, dans son numéro 6, le chant 33.

La revue papier donne en sus à lire un court essai d'explication de mon projet, rédigé juste pour l'occasion (après bientôt sept ans de turbin sur le sujet, j'admets qu'il fallait procéder à quelques clarifications). Les plus amoureux ou acharnés d'entre vous s'abonneront carrément pour compulser en ligne les dizaines de milliers de feuillets digressifs qui augmentent ce trop mince résumé. J'y parle de la gueule qu'avait Dante, de ma mère et de mon chat, ce qui n'est pas entièrement sans rapport. Sauf que je n'ai pas de chat.

Pour le reste, j'ai le bol, dans cette RdL, d'être illustré comme tout le monde par les dessins lumineux et lugubres de Céline Guichard (ce qui élève à deux au moins le nombre de contributeurs du numéro affiliés à la fantastique société Derrière la salle de bains).

En dehors d'elle et moi, on jettera un oeil abstème et concentré sur les copieux articles de fond qui composent le numéro :

- Peter Hallward, "Liberté et pouvoir. – Entretien avec Noam Chomsky".

- Ugo Plaheta, "Pierre Bourdieu et l’État. – A propos de Pierre Bourdieu, Sur l'État. Cours au Collège de France. 1989-1992".

- Alice Kaplan, "Le rêve français : Angela Davis à Paris".

- Charlotte Nordmann, "'Non mais c'est ma mère, elle est là, regarde-la dans les yeux quand tu lui parles !' – Entretien sur l'école de la discrimination avec Aïcha, Ilhem, Nawel et Saloua B."

- Yves Citton, "Ufologies littéraires et ovnis politiques. – A propos de Christophe Hanna et Questions théoriques".

- Daniele Giglioli, "Trois cercles : critique et théorie entre crise et espoirs".

- Paul Aries, "Emmaüs Lescar-Pau : une pépinière d'alternatives".

- Daniel Zamora, "Domenico Losurdo. Pour une contre-histoire du libéralisme".

- Anne Joly, "Le phénomène antideutsch : une singularité de la gauche radicale allemande".

On conçoit bien, d'après les titres, qu'il s'agit d'une revue plutôt classée "à gauche", dans l'acception quelque peu rigoureuse qu'il serait honnête que chacun ait de l'expression. C'est une donnée que je ne crois pas déterminante, mais qu'il m'apparaît juste de ne pas feindre d'ignorer. Naturellement, si l'on est de droite, il est toujours loisible d'aller se faire enculer.


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